« Au moment de l’indépendance, il y avait comme principaux hôtels à Abidjan, le Bardon, qui est devenu plus tard l’hôtel du Parc, et le Grand hôtel, qui se trouvaient au Plateau, et l’hôtel du Relais qui est occupé en ce moment par le Bureau National d’Etudes techniques et de développement (BNETD), à Cocody, qui appartenaient tous à la chaîne des Relais aériens » se souvient Jean-Claude Delafosse, qui fut pendant une bonne vingtaine d’années le président de la Société des Palaces de Cocody (SDPC), et ministre du tourisme, vers la fin du régime d’Houphouët-Boigny. « Sur toute la côte de l’Atlantique, de Dakar à Kinshasa, on comptait comme grands hôtels dignes de ce nom, l’Ambassador à Accra, le Ngor à Dakar, et le Dukor à Monrovia. » Après l’indépendance, en 1960, Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire se rend en visite officielle au Liberia, qui était alors dirigé par William Tubman. Il est reçu à l’hôtel Dukor. Où on lui présente celui qui l’avait construit, l’Israélien Moshe Meyer. Et Houphouët-Boigny dit à Moshe Meyer : « je veux que vous construisiez un hôtel de ce genre chez moi à Abidjan ; mais plus joli. » L’Israélien vient donc en Côte d’Ivoire, visite la ville d’Abidjan, et décide de construire l’hôtel dont rêvait Houphouët-Boigny dans le quartier bourgeois de Cocody, au bord de la lagune Ebrié. L’idée est d’intégrer l’hôtel dans un vaste projet d’aménagement urbain baptisé la Riviera africaine. Il fallut pour cela exproprier les paysans Ebrié, qui étaient les premiers habitants d’Abidjan, et dont les plantations de café et de cacao se trouvaient à l’emplacement du futur hôtel. Houphouët-Boigny les dédommagera en leur offrant des terrains viabilisés. La première partie de l’hôtel, le grand bâtiment central, est inaugurée en 1963. On le baptisera Ivoire, en référence au nom du pays. Une immense statue devant ce bâtiment porte à son sommet des défenses d’ivoire et un jeu de lumières qui sert à éclairer tout le parvis de l’hôtel. Après son inauguration de grandes conférences internationales telles que celle de l’Organisation internationale du café et du cacao se tiennent dans l’hôtel, conférant ainsi petit à petit à la ville d’Abidjan un caractère international. D’année en année, l’hôtel s’agrandit, et en 1970, le premier bâtiment sera flanqué d’une élégante tour de 24 étages, puis d’un casino, d’une patinoire, la première en Afrique sub-saharienne, d’un palais des congrès. Lorsque l’hôtel Ivoire est définitivement achevé, il est incontestablement l’un des plus prestigieux édifices de toute l’Afrique. L’Etat de Côte d’Ivoire en détient 51% des parts et Moshe Meyer 49%. Plus tard, l’Etat ivoirien a racheté les parts de ce dernier et en est devenu le seul propriétaire. L’hôtel compte 750 chambres et suites, quatre restaurants, une galerie marchande avec des magasins de luxe, une librairie, une galerie d’art, un cinéma, un bowling, une patinoire, une pharmacie, un supermarché, un casino, géré par le groupe français des « Casinos de Divonne-Les-Bains » et dont l’entrée était interdite aux Ivoiriens (Houphouët-Boigny, le bon père de son peuple ne voulant pas que ses enfants aillent s’y ruiner), une banque, une boîte de nuit, d’immenses jardins, des courts de tennis où se déroulent des tournois internationaux, un lac, des piscines, des bars, etc. Les Ivoiriens appellent le premier bâtiment tout simplement « le Bâtiment », et la tour, « la Tour » la gestion de l’hôtel est confiée au groupe international Intercontinental. Dans les années soixante-dix, l’Ivoire, comme les Ivoiriens l’appellent tout simplement, devient le symbole de ce que l’on baptisera « le miracle ivoirien. » On accourt de partout en Afrique pour le voir et y loger. Un homme d’affaires guinéen nous confia un jour à Conakry que son plus grand bonheur était de venir passer des week-ends à l’Ivoire, pour décompresser. « Lorsque l’hôtel était plein, les personnes influentes passaient par la présidence de la république pour obtenir une chambre », se souvient Jean-Claude Delafosse. « Incontestablement, l’Hôtel Ivoire a joué un grand rôle dans l’installation à Abidjan des grandes institutions telles que la BAD ou Air Afrique » ajoute-t-il. La liste de tous les grands noms du monde entier qui y ont séjourné est trop longue. Tous les chefs d’Etats qui ont visité la Côte d’Ivoire, Michaël Jackson, Stevie Wonder, Barry White… Un des plus célèbres hôtes de l’Ivoire fut Guy Nairay, le directeur de cabinet d’Houphouët-Boigny qui y vécut jusqu’à sa mort. Pour le petit peuple Ivoirien, l’Ivoire était l’endroit où il fallait être. «Lorsque nous étions étudiants, la meilleure façon de faire tomber une fille était de l’inviter à manger un hamburger au « Snakarama » du Bowling de l’Ivoire, ou une crêpe au « Petit boulevard. » C’étaient les seuls endroits où nos bourses nous permettaient d’aller » se souvient Honoré Pockpa, un enseignant, aujourd’hui proche de la retraite. Les autres restaurants étaient « Le Pavillon », qui surplombait la piscine, et servait de la cuisine africaine, la « Trattoria Pili-Pili », qui proposait de la cuisine italienne, et le must était le « Toit d’Abidjan », situé au 24ème étage de la Tour, d’où l’on avait une vue magnifique sur toute la ville, et qui servait de la cuisine française. C’était le restaurant des personnes fortunées, « les en haut d’en haut », comme les appelaient les Ivoiriens. « Nous les Dioulas, à chaque fête musulmane, telle que la Tabaski ou le Ramadan, nous portions nos plus beaux habits pour aller nous promener à l’hôtel Ivoire » se souvient Massiré, une spécialiste de la communication. Des jeunes mariés venaient se faire photographier dans les jardins de l’Ivoire, tandis que ceux qui étaient un peu plus fortunés, ou bien pistonnés, venaient y organiser leur mariage, ou y passer simplement leur nuit de noce. L’hôtel Ivoire était devenu la Tour Eiffel de la Côte d’Ivoire. On venait de l’intérieur de tout le pays pour le voir, et n’avait pas visité Abidjan celui qui n’avait pas été à l’Ivoire. Une blague très ivoirienne raconte qu’un paysan baoulé qui était venu à Abidjan, avait décidé de visiter l’Ivoire. A l’entrée, il a vu les portes automatiques s’ouvrir tout seul. Puis il a été frappé par le froid de la climatisation venant de l’intérieur de l’hôtel. Il s’est alors écrié : « Ces sorciers du village sont donc venus m’attendre ici ! Ils ne m’auront point. » Et il refusa de mettre les pieds à l’intérieur de l’hôtel. La patinoire avait fait jaser en son temps. Hors de l‘Afrique, tout le monde trouvait extravagant de construire une patinoire sous 40 degrés. Et à la vérité, seuls les Européens, qui étaient très nombreux en Côte d‘Ivoire à cette époque, et les enfants de la bourgeoisie ivoirienne, pratiquaient le patinage. « La patinoire a toujours fonctionné à perte » nous dit Jean Claude Delafosse. « Cela coûtait très cher de produire la glace nécessaire au patinage dans un pays aussi chaud que le nôtre. » Mais la patinoire servait aussi à des matches de basket-ball. On faisait également du ski nautique sur la lagune Ebrié, depuis l’hôtel Ivoire. « Un des champion du monde de ski nautique dont je ne me souviens plus du nom avait fait ses débuts sur la lagune Ebrié, qui n’était pas encore aussi polluée qu’aujourd’hui », se rappelle encore Jean-Claude Delafosse. Dans les années quatre-vingt, au moment où la musique disco battait son plein, la patinoire se transformait de temps à autre en une immense discothèque, lors des fameux « Cocodisco » qui réunissaient la jeunesse dorée et branchée de Cocody. Le palais des congrès, qui offrait 1800 places assises et quatre autres salles pour les colloques et séminaires, était le lieu des grands rendez-vous. De nombreux, colloques, conférences et séminaires nationaux ou internationales s’y tenaient, et les grands artistes du monde entier venaient s’y produire. C’est au palais des congrès de l’Ivoire que le groupe Kassav a eu son plus grand succès en Côte d’Ivoire, au milieu des années quatre-vingt. L’indice de popularité des artistes ivoiriens était leur capacité à emplir le palais des grands congrès. A l’hôtel Ivoire vont s’ajouter deux autres complexes presque tout aussi luxueux, que seront l’hôtel du Golf, dans le quartier de la Riviera, et l’Ivoire Golf Club situé tout juste en face. Il s’agissait de deux courts de golf, l’un, pour le grand public de 9 trous, et l’autre, international, de 18 trous, le premier situé au milieu d’une ville africaine. Son parcours avait été dessiné par l’Italien Piero Mancineli, comme nous le confiera Jean-Claude Delafosse. C’est cet ensemble de complexes hôteliers qui sera géré par la Société des Palaces de Cocody, la SPDC. Mais le décor féérique de l’Ivoire avait son envers. C’était le quartier de Blokosso situé en contrebas de l’Ivoire, dont il était tout juste séparé par une rue. Blokosso était un village Ebrié qui, avec l’urbanisation d’Abidjan, était devenu un quartier populeux et qui tranchait nettement avec le luxe de l’Ivoire. Dans les années quatre-vingt, Houphouët-Boigny estima que les clients fortunés de l’Ivoire ne devaient pas voir ce quartier, et l’on construisit un mur pour cacher sa misère de la vue des clients de l’Ivoire. Les habitants crièrent à l’apartheid et parlèrent de « mur de la honte. » Le mur finit par être détruit, lorsque l’on se rendit compte que de nombreux clients de l’Ivoire aimaient bien ce quartier populaire, beaucoup plus vivant, plus chaud et plus authentique que l’Ivoire. Edem Kodjo, qui fut deux fois Premier ministre au Togo et secrétaire général de l’OUA, nous confia un jour que lorsqu’il descendait à l’Ivoire, son grand plaisir était d’aller boire une bière à Blokosso, au milieu du petit peuple. Et c’est de sa fréquentation de ce quartier qu’il tira toutes les expressions typiquement ivoiriennes qui colorent si merveilleusement son roman « Au commencement était le glaive. » L’hôtel Ivoire fut le phare de la Côte d’Ivoire jusque vers la fin des années quatre vingt dix. La crise économique qui avait frappé la Côte d’Ivoire avait aussi été ressentie par l’Ivoire. Mais l’hôtel avait encore de beaux restes, et de l’extérieur, personne ne vit qu’il se débattait au milieu de plusieurs difficultés. Sa fréquentation avait baissé, et il avait vieilli. La patinoire était fermée depuis de longues années, sans que cela ne dérange les Ivoiriens. Elle était fréquentée principalement par les enfants d’expatriés européens, qui avaient commencé à déserter la Côte d’Ivoire depuis le début de sa crise économique. Au moment où Henri Konan Bédié arrivait au pouvoir, l’Ivoire était exsangue. Il y avait des problèmes d’étanchéité au niveau du palais des congrès, la climatisation marchait mal et les chambres avaient commencé à se délabrer. Il fallait au moins 60 milliards de francs CFA pour le remettre à flot. La direction de l’hôtel tapa à toutes les portes. Des Sud-Africains s’intéressèrent à l’affaire. Les discussions traînèrent. La Côte d’Ivoire était alors sous ajustement structurel et l’hôtel Ivoire ne figurait pas parmi les priorités de la banque Mondiale et du FMI. Puis il y eut le coup d’Etat du 24 décembre 1999. Il intervint au moment où la Côte d’Ivoire s’apprêtait à accueillir le Congrès mondial de l’Union Postale Universelle. Un nouveau bâtiment était en cours de construction sur le site de l’Ivoire pour accueillir les congressistes. Il n’a jamais été achevé. Le coup d’Etat fut aussi un coup contre l’Ivoire qui vit sa fréquentation chuter dramatiquement. En 2000, Laurent Gbagbo arrive au pouvoir. Des émirs du Golfe s’intéressent à l’hôtel. Mais cela ne va pas plus loin. « Il y eut d’abord de faux émirs, puis de vrais, qui commencèrent à se méfier, et tout capota » nous confie un homme qui suivit le dossier. Survient la rébellion qui éclate le 19 septembre 2002.La société Intercontinental qui gérait l’hôtel et les autres palaces de Cocody plie bagage et s’en va. Les complexes sont directement repris en main par la SPDC qui jusqu’alors se contentait de veiller sur les intérêts de l’Etat. Après les accords de Linas-Marcoussis en janvier 2003, la rébellion, dirigée par Guillaume Soro, prit le nom de Forces nouvelles et entra au gouvernement. Pour des raisons de sécurité, il fut décidé que tous les ministres des Forces nouvelles et du RDR, le parti d’Allassane Ouattara, que de nombreux Ivoiriens assimilaient à la rébellion, ainsi que leurs collaborateurs, logent à l’hôtel du Golf. Blé Goudé et les « Jeunes patriotes », ces fidèles soutiens du président Laurent Gbagbo, exigèrent, et obtinrent d’être eux aussi logés dans un hôtel de luxe, en l’occurrence l’Ivoire. « Ils occupaient une bonne centaine de chambres, mangeaient et buvaient ce qu’ils voulaient sans rien payer, et certains d’entre eux se promenaient torse nu dans le hall de l’hôtel », nous confie un employé de l’Ivoire. L’Ivoire abritait aussi les services des écoutes téléphoniques de la présidence qui étaient tenus par des Israéliens, une télévision montée en hâte pour soutenir Laurent Gbagbo, du personnel de l’ONU, et divers autres personnages. Les clients normaux se raréfièrent davantage, pendant que l’Ivoire se délabrait de plus en plus. La note finale de l’Etat ivoirien s’éleva à plus de dix milliards de franc CFA, comme nous l’a confié un employé de l’Ivoire. Puis il y eut novembre 2004. Le 4 novembre 2004. Laurent Gbagbo entreprit de mettre fin à la rébellion en bombardant par avion les bases de celles-ci à Bouaké et Korhogo. Malheureusement, le 6 novembre, une bombe ivoirienne s’égara sur une base militaire française à Bouaké. On dénombra huit soldats français et un civil américain tués. L’armée française détruisit alors tous les avions militaires ivoiriens. A l’appel des supporters de Laurent Gbagbo, une chasse aux Français commença dans toute la ville d’Abidjan. Les Français de Cocody furent regroupés à l’hôtel Ivoire, sous la protection de l’armée française. Des milliers d’Ivoiriens se retrouvèrent devant l’Ivoire. Il y eut un face à face tendu entre Ivoiriens et soldats français, d’où il résulta une dizaine de morts parmi les Ivoiriens, et un ordinateur, contenant des renseignements sur les principales personnalités ivoiriennes, oublié par les soldats français. Lorsque tout se calma, l’Ivoire n’était désormais plus l’Ivoire. Du sang avait coulé sur son marbre, ses murs étaient couverts de graffitis, et le vieux compagnonnage entre la France et la Côte d’Ivoire entamé depuis le temps d’Houphouët-Boigny avait vécu. Pas tout à fait. Lorsque la bourrasque se calma, Laurent Gbagbo décida de rénover l’hôtel Ivoire, symbole de la Côte d’Ivoire debout, comme il le dit. Il confia les travaux à l’architecte libano-français Pierre Fakhoury. Le même qui avait construit la basilique voulue par Houphouët-Boigny à Yamoussoukro, et rénové la maison de Bédié à Daoukro. Fakhoury s’était aussi vu confier les travaux de construction des nouveaux palais de la présidence, de l’Assemblée nationale, et du sénat, voulus par Laurent Gbagbo à Yamoussoukro, dans le cadre du transfert effectif de la capitale ivoirienne dans cette ville, ainsi que la construction d’un pont qui devrait relier l’île Boulay, où doit être construit un terminal à conteneur, au reste du pays. Le contrat entre Fakhoury et l’Etat de Côte d’Ivoire fut passé de gré à gré. « Il est le seul à savoir ce qu’il fait, combien ça coûte, et il n’a pour seul interlocuteur que le chef de l’Etat » nous dit un employé de la SPDC. On avait d’abord fermé le « Bâtiment » pour les travaux, pendant que la « Tour » était ouverte. Puis, le 16 août 2009, tout l’Ivoire a été fermé à la demande de Fakhoury. L’Ivoire n’a été rouvert que le 11 mai, à l’occasion de l’Assemblée annuelle de la Banque Africaine de Développement (BAD). Il a été fermé à nouveau aussitôt que la BAD a terminé ses travaux. Combien cette rénovation coûte-t-elle à l’Etat ivoirien ? Selon Ahoua Don Mello, le directeur général du Bureau National d’Etudes Techniques de Développement (BNETD), le bureau d’études de l’Etat ivoirien, le coût de la rénovation de l’Ivoire ne coûtera pas moins de cent milliards. Il n’a pas pu être plus précis. « Lorsque la BAD a tenu ses assises à l’hôtel Ivoire, c’est Fakhoury qui a encaissé tout ce qu’elle a payé, au centime près », nous confie notre source de l’hôtel Ivoire. Mais en dehors de rénover l’hôtel Ivoire, Fakhoury envisage désormais de le gérer lui-même par la suite. Ainsi a-t-on pu lire dans les annonces légales publiées par le journal gouvernemental Fraternité Matin du 22 juin 2010, cet entrefilet : « Etude de maître Maïmounat Touré, notaire à Abidjan : Constitution de société… Aux termes d’un acte de reconnaissance d’écritures et de signatures des statuts en date du 17 mai 2010, il a été établi les statuts de la société anonyme, avec administrateur général, dénommée « Hôtel Ivoire Gestion Exploitation » par abréviation « HIGE SA », ayant pour objet : la gestion et l’exploitation du complexe hôtelier exploité sous l’enseigne « Hôtel Ivoire » sis boulevard de la Corniche, commune de Cocody, Abidjan Cote d’Ivoire, dans le cadre d’un contrat de gestion et d’exploitation à conclure entre elle et l’Etat de Côte d’Ivoire. L’organisation de tout évènement, de toute manifestation ou de toute activité et opération accessoires se rattachant directement ou indirectement aux activités d’hôtellerie, de para hôtellerie, de restauration, de tourisme et de gestion et d’exploitation mentionnées ci-devant et susceptibles de les favoriser. Et plus généralement, toutes opérations industrielles, commerciales ou financières, mobilières ou immobilières pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet social ou à tous objets similaires ou connexes. Et la participation de la société à toutes entreprises créées ou à créer pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet social ou à tous objets similaires ou connexes, notamment aux entreprises (sociétés, dont l’objet serait susceptible de concourir à la réalisation de l’objet social et ce, par tous moyens, notamment par voie de création de sociétés nouvelles, d’apports, fusions, alliances, prise en location-gérance ou société en participation) : siège social : Abidjan Cocody, sis boulevard Latrille, 08 BP 2100 Abidjan 08. Durée : 03 ans à compter du 18 juin 2010. Capital social : 50 000 000 F CFA, divisé en cinq mille (5 000) actions de dix mille francs CFA (10 000 F CFA) chacune, entièrement souscrites et libérées, ainsi que le constate la déclaration de souscription et de versement reçue par Maître Maïmounat Touré, notaire à Abidjan, le 17 mai 2010. Administration : Monsieur Fakhoury Pierre Elie, directeur de société, demeurant à Abidjan Cocody, 01 BP 3554 Abidjan 01 ; Commissaire aux comptes titulaire : Monsieur Jean Luc Ruelle, expert comptable, demeurant à Abidjan, 01, BP 1238 Abidjan 01. Commissaire suppléant : Monsieur Nangbo Franck Hervé Corneille, expert-comptable, demeurant à Abidjan-Cocody 01 BP3110 Abidjan 01. Dépôt au greffe du tribunal de Première Instance d’Abidjan des pièces constitutives le 18 juin 2010, sous le numéro CI-ABJ-10-D-7145. Immatriculée au registre du commerce et du crédit mobilier d’Abidjan-Plateau le 18 juin 2010 sous le numéro CI-ABJ- 2010-B-3886. Pour avis, le notaire. » Le moins que l’on puisse dire est que cette information passe plutôt difficilement parmi les 400 employés de l’hôtel Ivoire qui, pour la plupart, se tournent les pouces en attendant le fin des travaux de rénovation. « L’hôtel Ivoire a été géré depuis sa création par la chaîne Intercontinental », nous dit l’un d’eux. « Elle n’avait pas fait les travaux d’entretien qu’il fallait, et lorsqu’il y a eu la crise, elle est partie aussitôt. Nous lui avons intenté un procès que nous avons gagné. Elle doit 40 milliards de francs à l’Etat de Côte d’Ivoire. Si l’Hôtel Ivoire doit repartir, pourquoi ne pas le confier à un autre professionnel de l’hôtellerie ? Il y en a plusieurs dans le monde. Pourquoi le confier à Fakhoury qui n’est qu’un architecte ? Que sait-il de l’hôtellerie ? Finalement, c’est Fakhoury seul qui sait quels travaux il fait dans l’hôtel, c’est lui qui les facture comme il veut, et maintenant, il veut avoir totalement l’hôtel. » Quand s’achèveront les travaux de rénovation de l’hôtel Ivoire ? Pierre Fakhoury parle de 2011. Où en sera alors ce pays dont il devrait marquer la renaissance, comme le dit Laurent Gbagbo ? La Côte d’Ivoire aura-t-elle enfin été à ces fameuse élections censées mettre une fin à la crise militaro-politique que d’aucun voient comme la parenthèse honteuse de l’histoire du pays ? Quelle grande chaîne internationale s’engagerait à reprendre l’Ivoire tant que la crise ne sera pas achevée ? L’hôtel Ivoire est à l’exacte image du pays des éléphants. Il ne brillera à nouveau de ses mille feux que lorsque le pays d’Houphouët-Boigny aura recommencé à resplendir.
super texte ! Très utile pour mes recherches. Merci !Avez vous des nouvelles de l'Ivoire aujourd'hui ?
Cordialement
Maxime Delobelle
Etudiant en géographie à la Sorbonne (Paris)
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